TCGF

AG du TCGF :
entre émotion et satisfaction

Il est des choses, des absences auxquelles on ne s’habitue décidément pas. Déjà, débarquer au TCGF et ne pas (plus) y croiser Pascal Albuixech, ne pas (plus) l’entendre appeler un prof, rameuter les élèves relève de l’incongruité. Et, pareillement, assister à une assemblée générale sans qu’il y soit est tout aussi inimaginable.
C’était pourtant la triste réalité ce mercredi 24 mai 2017, dans le “salon d’été“ du Kosy Bar, le club-house du TCGF, où Rodolphe David, du coup, apparaissait comme orphelin de son acolyte. Le président du club fréjusien entamera d’ailleurs son rapport moral par une longue parenthèse consacrée à l’ancien directeur technique, sportif (et tant de choses encore), parti sans prévenir un funeste dimanche de novembre. Rodolphe David évoquera avec la voix étranglée d’émotion la vie de Pascal, son parcours, depuis Oran, où il est né, Nice, où il a débarqué, enfin Fréjus, où il s’est installé.

Pascal Albu, tellement absent, tellement présent…

Une année particulière…
Près de 40 années ont passé, le TCGF est aujourd’hui un superbe complexe, posé sur la colline, avec vue sur mer d’un côté, sur l’Estérel de l’autre. Et même un club au cachet renouvelé avec son court de padel, qui a trouvé sa vraie place au point que l’on s’impatienterait presque d’en imaginer un second, ses six courts extérieurs qui ont vu arriver ces derniers jours deux petits frères et, très bientôt, une très attendue halle couverte qui proposera deux courts supplémentaires en terre battue. Certes, ces travaux ont accentué le caractère particulier d’une année et d’une saison sportive de transition au TCGF. « On le savait, on y était préparé, rappelait Rodolphe David. Saluons surtout la municipalité, ici représentée par le 1er adjoint au maire, Richard Sert, et son adjoint au sport, Fabrice Curti. La ville a investi de l’argent – 2 M€ – dans ce projet de réaménagement, mais également du temps en assurant un suivi qui permet aujourd’hui de respecter le planning et proposer nos deux nouveaux courts extérieurs pour le tournoi qui commence la semaine prochaine. C’était une quasi-obligation et elle a été respectée, c’est un excellent résultat. »

Les deux parties du futur toit de la salle couverte sont désormais en place

L’effort financier du club
Le président a encore souligné la reprise du « club-house par de nouveaux exploitants, Éric (Rios) et Philippe (Da Cunha), qui ont repensé les espaces, rénové la piscine, la salle de restaurant, l’espace extérieur (et ce n’est pas fini, puisqu’un ou deux terrains de pétanque sont en préparation du côté de la pinède, Ndlr), tout en proposant un service exceptionnel avec toute leur équipe. Le Kosy Bar fait partie intégrante du club, et il participe d’un dynamisme retrouvé après cet hiver particulier ».
Sujet récurrent que ce caractère de transition qui a plané tout cet hiver, et « je remercie en cela nos licenciés qui ont continué à nous faire confiance et à fréquenter le club en dépit de conditions moins idéales ». Certes, des efforts – financiers – avaient été « consentis en terme de cotisations, avec une baisse de 30 %. Un effort logique important pour le club, mais logique », concède encore Rodolphe David, avant de prévenir, « je crains que les cotisations à la rentrée 2017 ne retrouvent leur niveau antérieur. Mais avec un produit et des installations de bien meilleure facture. Une offre diversifiée également, entre padel, courts en dur, terres battues couvertes, qui nous amènera à proposer des tarifs à la carte. Une nouvelle grille que nous sommes en train d’affiner et vous présenterons courant juin ».

Le Kosy Bar, rénové et embelli, offre un cadre prestigieux pour un moment de détente

Tarifs à la carte à la rentrée 2017
Et, en dépit du sacrifice consenti, le TCGF n’enregistre pas moins « un résultat d’exploitation positif sur l’exercice écoulé (+1394 €) et un bénéfice net de 972 € », gage d’une gestion rigoureuse, à l’instar d’une petite entreprise. « Ce qu’est d’ailleurs le Tennis Club, continue le président. Avec six salariés, dont une MAD (mise à disposition) par la mairie ». Les salaires et les charges inhérentes représentent de fait les lignes majeures (60%) des dépenses, soit le double des charges de fonctionnement (30%).

Côté sportif, le TCGF se porte plutôt bien, « à 508 adhérents à ce jour, contre 595 l’an passé et 522 la saison précédente ». Signalons que le terme de l’exercice en cours est au 31 août, « ce qui peut laisser augurer d’une cinquantaine d’adhésions supplémentaires d’ici cette date ». La baisse – attendue, rappelons-le – sur cette année de transition pourrait donc avoisiner les 5%. Une statistique finalement pas mauvaise et qui pourrait (devrait) s’inverser dès la rentrée prochaine avec un club presque tout neuf. « Charge à nous, bureau, de bien travailler et communiquer pour ramener ceux qui étaient partis à la maison, voire attirer de nouveaux adhérents séduits par les conditions de pratique de leur(s) sport(s), entre tennis et padel, que nous leur proposons désormais. »

Le padel a trouvé sa place au pied de la terrasse du club-house

Formation et animations !
Un accent sera mis sur le côté animations – autour du padel entre autres, et ce, dès le Trophée “Ville de Fréjus / Pascal-Albuixech“, du 2 au 17 juin -, et peut-être aussi sur le tennis au féminin car, « chez nous, la parité n’est pas respectée, note le président. Sur le dernier exercice, nous enregistrions seulement 186 femmes », un total bien maigre au regard des 409 mâles à côté. Les jeunes, en revanche, étaient en nombre (315, contre 281 adultes), ce qui serait allé droit au cœur de Pascal Albuixech, dont « la formation était le moteur, l’école de tennis (162 pitchouns, de 4 à 16 ans, du baby-tennis au perfectionnement) sa joie de vivre. Il me faut ici remercier l’équipe d’encadrement autour de Xavier Martinez, qui a eu la lourde charge de reprendre le flambeau laissé par Pascal, avec les profs agréés Gil Bauchière, Celia Bottero et Jessie Dardenne, mais aussi tous les éducateurs qui font un boulot remarquable ».

Et tout ceci permet, des jeunes (à partir des -11 ans) jusqu’aux seniors et vétérans, d’engager pas moins de 26 équipes en championnat, et deux titres sont venus récompenser les efforts “gallienistes“ : Manon Duquesnoy (classée 15/3) et Pamela Martinez (15/1 à 14 ans) sacrées en 15-16 ans, Antoni Fabre (4/6) et Théo Bouteyre (15) également champions en 15-16 ans alors que leur catégorie d’âge “normale“ est 13-14 ans ! Un palmarès qui pourrait s’enrichir d’un titre supplémentaire avec les filles de Pré-Nationale qui jouent ce dimanche face à Hyères leur dernier match de poule et pourraient en cas de succès, défier le TCM Falicon en barrage d’accession (lire par ailleurs).
Enfin, des récompenses individuelles ne sont pas à exclure, et jusqu’au plus haut niveau, puisqu’un Antoni Fabre (qui aura 14 ans en novembre), après avoir échoué au dernier palier pour intégrer le tableau final des “Petits As“ de Tarbes en janvier, a récemment dominé les championnats de Côte d’Azur et s retrouve qualifié pour les championnats de France fin juin du côté de Rueil-Malmaison !

Aussi difficile aura-t-elle été, et pour des raisons diverses, cette année de « transition », comme la qualifiera à son tour Richard Sert, 1er adjoint au maire de Fréjus, semble proche de la fin. « Il y a eu des doutes quant à ce projet. Aujourd’hui il est devenu réalité et le club va pouvoir grandir en disposant d’un outil magnifique. »
Sans nul doute ce qu’aurait par dessus tout souhaité Albu…

Les deux nouveaux courts extérieurs : le n°9 ci-dessus, avec la future salle couverte au fond, et le n°10, “wimbledonien“ ci-dessous, peint en vert pour plus facilement se fondre dans l’environnement

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