TCGF

Tennis Club Gallieni
“Pascal-Albuixech“ :
tellement présent…

Sincèrement, Albu, si tu avais su que tu manquerais autant, tu serais parti ainsi ?… Aussi vite, sans prévenir ?…
En tout cas, nous, ici, si on avait su, on aurait essayé de te retenir encore un peu…

Parce que là, ouais, c’est chiant, tu manques.
Ça manque de ne plus te voir effacer fébrilement ton agenda pour changer un rendez-vous, ou tirer un trait sur toute cette journée parce que là, tu ne prendras justement aucun rv…
Ça manque ces discussions où tu disais que tu ne voulais rien savoir parce que tu ne t’en occupais plus mais que tu demandais ensuite comment ça se passait…
Ça manque de ne plus t’entendre dire “Tu peux venir dans mon bureau ? J’ai un mail envoyer…“, ou encore “vas-y, ferme la porte qu’on soit tranquille…“
Ça manque de t’entendre nous demander “commande un café, plus un serré pour moi, et tu mets sur ma note“, de ne plus te croiser sortant de ton bureau. Longtemps le volet est resté fermé là-haut, ça fait drôle…

Le club, sa deuxième maison

Et puis, tu sais, il y a les travaux au club. Ceux pour lesquels toi entre autres, tu t’étais tant battu, tu avais remué ciel et terre. Aujourd’hui c’est presque fini.
Putain, qu’est-ce qu’il va être beau le club ! Qu’est-ce qu’il va être beau TON club ! Tu aurais été fier, tu nous aurais dit “tu vois, on disait qu’on allait disparaître, mais on est encore là, encore vivant…“ Enfin, tu ne l’aurais pas tout à fait dit comme ça, mais là, on peut pas tout écrire non plus…

En tout cas, aujourd’hui, il porte ton nom ce club. « C’était sa deuxième maison, dira ton frère, Pierre, lors de cette cérémonie ce jeudi 8 juin, devant 300 personnes, 300 amis (…) Il avait eu des propositions pour venir travailler sur Nice Il les a refusées. Pour rester ici. »

Et ici, au Tennis Club Gallieni… “Pascal-Albuixech“ – maintenant, il faudra s’y faire – « je me sens protégé, parce qu’il est là, encore… »
Parce qu’ici, « Pascal a fait jouer les grands comme les petits, les jeunes comme les anciens », a poursuivi Rodolphe David, un prés’ forcément très ému. Comme nous tous. Comme Cindy, connue toute petite, une “minote“ devenue grande et même maman… le 20 novembre 2016 !
Et comme David Rachline, aujourd’hui sénateur-maire de Fréjus, ancien adversaire sur le terrain politique lors des dernières élections municipales, mais avant tout « mon ancien voisin, celui de ma mère lorsque j’étais adolescent. Celui qui klaxonnait quand Zidane marquait, celui qui criait quand les Français remportaient la Coupe Davis… »
Ça c’est sûr, il ne laissait personne insensible ou indifférent.

Son anniversaire en plein Roland !

Aujourd’hui, c’est le 8 juin. Normalement, c’était ton anniversaire parce que, comme Nadal, tu fêtes – enfin tu fêtais – ton anniv’ pendant Roland-Garros. Un signe, non ?

Mais aujourd’hui, tu n’es plus là. Et pourtant, aujourd’hui, il y a un monde dingue pour toi, au club. Oh, ce n’est pas pour fêter ton anniversaire, malheureusement. C’est pour te rendre hommage, pour accoler au nom du club ton patronyme. Parce qu’un jour funeste de novembre dernier, tu es parti. Et tous, ici bas, nous voulions te rendre cet hommage, mais surtout te dire combien tu manquais.

Tu sais, on s’est même demandés si tu allais passer. Nous envoyer un signe pour nous dire que tu étais encore là, que tu serais toujours là… Pas seulement avec ton nom au fronton du club, sur cette plaque, mais aussi et surtout parce que le TCGF sans Albu, c’est comme… Je sais pas mais ça s’peut pas !

Aujourd’hui, tu as plein de potes qui sont là, qui sont venus de Fréjus, d’autour, de plus loin, de Rouen, de BarceloneCatalogne, de partout en fait. Peut-être étaient-ils là en novembre, pour t’accompagner et te dire un dernier au-revoir ? Peut-être – sans doute – sont-ils revenus pour te (re)saluer

Tu ne fêteras plus ton anniversaire, mais nous, on pensera toujours à toi, en passant devant cette plaque, apposée juste devant ton bureau, que Justine, ta fille, Sandrine, ta compagne et son fils Thomas, ou encore David, ton ami, ont dévoilée en fin de cérémonie.

Bises…

 

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